Pour Marine Tondelier, cette proposition de loi ne se contente pas d’entraver le droit au mariage : elle introduit un soupçon permanent sur la légitimité des relations sentimentales entre personnes de statuts différents. Elle s’inquiète de voir planer une présomption de fraude sur ces unions, évoquant « le doute sur la sincérité des sentiments ». Une dérive inquiétante, selon elle, qui réduit les couples mixtes à des objets de suspicion administrative, au détriment de leur dignité.

Une critique de fond contre une dérive politique

« On va aller jusqu’où dans la dérive ? », s’est interrogée la secrétaire nationale, en appelant à un sursaut démocratique face à ce qu’elle considère comme une atteinte grave aux principes républicains. Selon elle, cette proposition heurte de front les fondements mêmes du droit : la Déclaration des droits de l’Homme, le droit international, le droit européen et la Constitution française. En remettant en cause ces repères, le législateur engagerait une rupture avec l’universalisme juridique sur lequel repose la démocratie française, a-t-elle alerté.