Cette initiative, amorcée à l’automne 2023 après les tragiques événements du 7 octobre, s’inscrit dans la continuité des efforts de Macron, qui avait été l’un des premiers dirigeants à réclamer un cessez-le-feu à Gaza, tout en affirmant que « le Hamas n’aurait aucun rôle à jouer » dans la gouvernance future.

Depuis, Paris a obtenu de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne plusieurs engagements concrets : suppression du système de compensation controversé des prisonniers, révision des manuels scolaires et préparation d’élections démocratiques. Le Quai d’Orsay met désormais en avant trois priorités : la libération des 48 otages détenus par le Hamas, un cessez-le-feu durable à Gaza et un afflux d’aide humanitaire. Le futur État palestinien devra être administré par une Autorité réformée et modernisée, avec l’accord des pays arabes d’exclure le Hamas de toute gouvernance et de démilitariser la bande de Gaza. Pour l’heure, l’ouverture d’une ambassade française en Palestine n’est pas prévue, Emmanuel Macron exigeant d’abord la libération des otages.

Une décision qui tend les relations franco-israéliennes

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