Pourtant, l’établissement est titulaire du label “Maître Restaurateur” depuis 2017, un titre censé garantir une cuisine faite sur place à partir de produits bruts.

La défense de la direction de l’Entrecôte incrédule

À la barre, Corinne Gineste de Saurs, directrice de l’établissement, a plaidé la bonne foi et la tradition du groupe : “On utilisait déjà la crème anglaise, les fonds de tarte, etc. Jamais le bureau d’études n’a dit que cela posait un problème”, a-t-elle expliqué comme le relate Actu

Elle s’est dite surprise d’un tel procès après plusieurs décennies sans remarque : “Pourquoi tout d’un coup, on était accusé au pénal alors que ça fait 60 ans que ça ne nous est pas arrivé”. La restauratrice a aussi pointé du doigt une forme d’arbitraire dans les contrôles : “Selon la ville, selon la personne qui fait le contrôle, les règles du jeu ne sont pas les mêmes”.

Concernant les produits utilisés, elle a tenu à préciser : “On estime qu’elle est faite maison car ce n’est pas de la chantilly en bombe”. Pour la salade, présentée auparavant comme “cueillie chaque matin”, la responsable assume une formulation maladroite : “C’est quand même des agriculteurs locaux, et ce n’est surtout pas une salade en sachet. C’est dans cet esprit-là qu’on l’a dit”.

Le tribunal tranche, malgré les ajustements faits sur le menu

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