Le calcul repose sur deux piliers : le niveau d’émissions de CO et le poids du véhicule. Dès que la voiture dépasse 108 g/km, le malus CO s’applique selon l’échelle WLTP. Ensuite, un second niveau se déclenche pour les modèles lourds. Plus la voiture pèse, plus la facture grimpe.

Pour éviter de pénaliser trop fortement les anciens modèles, l’État prévoit un abattement chaque année. Cela réduit progressivement la taxe en fonction de l’âge de la voiture. Le barème retenu correspond à celui en vigueur à la date d’immatriculation. Ainsi, une voiture enregistrée en 2019 suivra les règles de 2019. En revanche, un modèle après 2022 supportera le barème récent plus le malus poids.

Ce mécanisme change la dynamique du marché. Des modèles très prisés jusqu’ici pourraient perdre de l’intérêt. Certains vendeurs augmenteront leur prix pour absorber la taxe. D’autres acheteurs délaisseront complètement les moteurs puissants. Déjà, certaines plateformes de vente entre particuliers voient monter les questions sur les futurs montants.

Suite à la page suivante