Face aux fraudes, l’Agirc-Arrco a décidé de durcir les vérifications pour les retraités installés hors de France. D’ici 2030, près de 400 000 d’entre eux devront prouver leur existence, faute de quoi leur pension sera suspendue. En Algérie, la mesure sera appliquée dès 2025 avec 60 000 contrôles annuels. Selon la Cour des comptes, près d’un quart des pensions vérifiées ont déjà été suspendues pour irrégularités, souvent liées à des décès non signalés ou à des usurpations d’identité.
Le dispositif concernera également le Maroc, la Tunisie et la Turquie. Les modalités varieront selon les pays : certains retraités devront se présenter en personne dans une banque partenaire, tandis que d’autres pourront s’identifier par reconnaissance faciale via smartphone. Pour Renaud Vilard, directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, « ce n’est pas une question de finances publiques, mais de confiance dans le système. Si l’on demande des efforts aux citoyens, il faut être intraitable avec ceux qui tentent de frauder ».
Enfin, l’Agirc-Arrco prévoit de renforcer la coopération internationale entre caisses de retraite afin de détecter plus efficacement les anomalies et d’assurer une gestion plus rigoureuse et transparente des pensions versées à l’étranger.
