L’entreprise a fini par porter plainte. Les comptes de Vladimir Rychagov ont été gelés. “Une plainte a été déposée contre moi indiquant que j’étais de mèche avec le comptable et que j’avais commis une fraude”, raconte-t-il. Faute de preuves, ces accusations ont été rejetées. Néanmoins, le tribunal de première instance a donné raison à l’entreprise, estimant qu’aucun retard de paiement n’avait eu lieu et que ce virement ne pouvait pas être considéré comme un salaire.

Vladimir Rychagov, lui, refuse de céder “sa” prime. Il a fait appel, et la Cour suprême doit désormais décider s’il devra rembourser les 74 000 € à son ex-employeur. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à dix ans de prison. “J’ai reçu cette somme à titre de prime exceptionnelle. L’entreprise fonctionne bien, je travaille, donc cette prime est méritée”, conclut-il.