Sur RTL, elle l’explique avec une sobriété qui en dit long sur les dix dernières années de son existence :

« Ma famille, mes enfants, on a tous une nouvelle identité. On survit plus qu’on ne vit. »

Sa voix, posée mais marquée, raconte une réalité glaçante : pour la protéger, l’État l’a “effacée” administrativement. Elle vit désormais sous une identité qui n’est pas la sienne. Dire son nom, remplir un formulaire, inscrire ses enfants à l’école… tout est devenu mensonge permanent, une tension invisible mais quotidienne.

“Au bout de dix ans, c’est toujours gênant”, confie-t-elle. “Quand on vous demande comment vous vous appelez, vous savez que vous allez mentir.”

Les regrets des enfants : la douleur la plus profonde

Si la clandestinité, la solitude et l’absence de travail proposé ont été des épreuves lourdes, Sonia avoue que le plus difficile reste le regard de ses propres enfants.

Pendant longtemps, ils lui ont reproché la décision qui a bouleversé toute leur vie.

« Maman, t’aurais dû appeler, mais ne jamais te déplacer. »

Une phrase qui résonne encore douloureusement.

Sa réponse, invariable, témoigne d’une force morale rare :

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