Les enfants, devenus adultes, choisissent souvent de rompre les liens pour se préserver. Si chaque expérience est unique, un traumatisme fréquemment vécu pousse les personnes à rompre les liens familiaux : l’éducation par la honte.
La honte comme discipline : un traumatisme qui peut laisser des traces
La honte comme mesure disciplinaire fait polémique. Utilisée pour sanctionner les élèves perturbateurs, dévaloriser les enfants en échec scolaire, exclure et marginaliser ceux qui peinent à accepter la situation sociale de leurs parents… La honte peut détruire l’estime de soi. Brené Brown, chercheuse en sciences humaines et sociales à l’université de Houston pointe les ravages de ce comportement sur les enfants, en particulier lorsqu’elle est transmise par les parents. Les enfants exposés à la honte ressentie par leurs proches voient leur estime de soi s’effondrer, développant un sentiment d’indignité persistant tout au long de leur vie.
Selon Brené Brown, « l’ennemi de la dignité est la honte ». Cette dernière est à distinguer de la culpabilité : si la culpabilité pousse à reconnaître une faute commise, la honte instille la croyance que l’on est fondamentalement mauvais et indigne d’amour. La culpabilité survient lorsqu’on dit :
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