« Géniteur ne signifie pas parent », rappelle la psychiatre Marine Colombel. Dans certaines situations de carences graves, d’abus ou d’abandon, il n’est pas possible de reconnaître des qualités affectives à sa famille. Tout l’enjeu est alors de rompre sans emmener avec soi un sentiment de haine et de destruction. Attention toutefois à « cesser de véhiculer l’idée que la parentalité est forcément traumatisante », affirme le psychologue Didier Pleux. Le traumatisme vient de la répétition d’événements éprouvants dans lesquels il s’est senti agressé et impuissant. On ne doit pas opposer la tendresse à l’éducation, ou la bienveillance à l’autorité.