Face à un squat inattendu, Karine voit sa maison, sa vente et sa tranquillité s’effondrer dans une bataille administrative sans fin.

Karine Lellouche, 55 ans, pensait simplement gérer la succession de son père en vendant la maison familiale située sur le Bassin d’Arcachon. Le projet a rapidement basculé dans un scénario qu’elle n’aurait jamais imaginé. Lorsqu’elle retourne sur place au printemps, elle découvre que la maison est occupée. L’homme présent s’est installé comme chez lui, transformant la situation en une affaire longue et éprouvante. Elle entame alors une procédure pour obtenir son expulsion. Mais malgré l’adoption récente de la loi anti-squat, qui a permis de multiplier les expulsions, une difficulté juridique fait tout dérailler.

La propriétaire raconte le premier choc au micro d’Europe 1 : “Je me rends compte que la maison est squattée. Il a mis des jolis petits rideaux aux fenêtres, le compteur électrique, il a même installé la fibre”. L’occupant affirme devant la gendarmerie que la maison était ouverte lorsqu’il est entré. À partir de ce moment, la procédure administrative censée permettre une expulsion accélérée n’est pas validée. “Pour eux, il n’y a pas eu d’effraction. Ils ont juste prêté foi aux paroles du squatteur, donc j’ai reçu une lettre du préfet m’indiquant que ma demande était non recevable”, résume-t-elle. Le dossier reste alors suspendu, malgré son insistance.

Un tournant inattendu dans cette affaire de squat

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