Au fil du temps, Chen Hui a perfectionné sa technique pour soutenir sa cliente avec la même discrétion. Lorsqu’elle passe à la caisse avec ses courses, il ne scanne qu’une partie des articles, faisant semblant de biper les autres avant de les placer dans le sac. Une façon pour lui d’éviter toute humiliation ou tout sentiment de charité forcée. Chaque passage de la cliente représente quelques dizaines de yuans.
Une somme qu’il assume sans hésitation. « Je ne veux pas qu’elle se sente prise en pitié ou moquée », explique-t-il. Pour ce commerçant de 38 ans, il ne s’agit ni d’un sacrifice ni d’un acte héroïque, mais d’un geste naturel. « Je peux me le permettre. Elle a besoin d’aide, et je peux la lui apporter », dit-il simplement. Un soutien discret, qu’il répète semaine après semaine, depuis quatre ans.
Des courses offertes dans un geste répété mais discret
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