Ministre fidèle, femme de poigne, oratrice redoutable et experte en manœuvres politiques : Rachida Dati n’a jamais quitté le devant de la scène. Entre loyauté à Sarkozy, piques médiatiques et confidences inattendues, l’actuelle ministre de la Culture incarne une figure politique aussi clivante qu’inaltérable.
Rachida Dati incarne l’archétype de la loyauté politique stratégique. Dès le début des années 2000, elle s’impose dans le sillage de Nicolas Sarkozy, alors en pleine préparation de sa conquête de l’Élysée. Conseillère efficace, porte-parole habile, elle devient l’un des rouages essentiels de la machine sarkozyste. Quand ce dernier accède à la présidence en 2007, il récompense sa fidélité en la nommant ministre de la Justice, une première pour une femme d’origine maghrébine.
À ce poste, elle mène une politique sécuritaire marquée par l’instauration des peines planchers et la réforme du droit des mineurs. Ferme, déterminée, elle incarne une version française de Margaret Thatcher, n’hésitant pas à assumer des positions clivantes, voire brutales.
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