Ils sont des figures presque mythiques en Espagne, porteurs d’un art ancestral mêlant bravoure, esthétique et prise de risque extrême. Les matadors ne dansent pas avec la mort : ils la défient, l’affrontent, la provoquent. Mais parfois, c’est elle qui gagne.
Le 17 juin 2017, à Aire-sur-l’Adour, dans le sud-ouest de la France, la corrida tourne au drame. Iván Fandiño, l’un des matadors les plus respectés de sa génération, tombe. Littéralement.
Devant des centaines de spectateurs figés par l’horreur, il est violemment encorné par un taureau d’une demi-tonne, en pleine arène. Le sang, les cris, l’agitation… Et puis, le silence.
Ce jour-là, la tradition millénaire s’est heurtée à sa propre brutalité. Et le monde entier a assisté, sidéré, à la fin tragique d’un homme qui vivait au rythme des passes, du sable et des cornes.
Mais ce n’est pas seulement l’image du matador gisant au sol qui a marqué les esprits. Ce sont aussi ses derniers mots, glaçants, murmurés entre deux souffles, qui hantent encore ceux qui les ont entendus.
Il tombe au sol… et le taureau ne lui laisse aucune chance
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