Malgré une décision de justice en leur faveur, Isabelle et Valérie ne peuvent toujours pas récupérer leur maison familiale à Bastia, squattée depuis huit ans. Un combat judiciaire kafkaïen qui met en lumière les limites de l’exécution des expulsions.

Tout a commencé en 2017, lorsque les indivisaires d’une maison familiale à Toga, près de Bastia (Haute-Corse), ont mis leur bien en vente. Une femme d’une quarantaine d’années s’était alors présentée pour l’acheter, avant de visiter la demeure. Mais à la surprise des propriétaires, la serrure avait été changée un mois plus tard. “À partir de là, tout s’est enchaîné. Elle s’est fait faire un papier qui disait que la maison lui était louée. Puis, elle disait qu’elle était la propriétaire”, témoigne Isabelle auprès de Capital.

Depuis huit longues années, elle et sa fille Valérie mènent une lutte acharnée pour récupérer leur maison. En vain. La squatteuse s’est installée et les procédures s’enlisent. Malgré un titre d’expulsion obtenu le 19 février 2024, l’occupante n’a pas été contrainte de quitter les lieux. “On a obtenu un titre exécutoire de l’expulsion le 19 février 2024. La partie adverse a fait appel et a été déboutée ; puis a saisi le juge de l’exécution et a de nouveau été débutée”, rappelle l’avocate de la famille dans Capital.

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