Pour sortir de cette situation, elle finit par décider de céder la maison malgré tout, à un promoteur intéressé depuis le départ. Mais cette vente ne se fait pas sans conséquence financière. “Dans la promesse de vente, il était signifié que la maison devait être libre. Le promoteur m’a imputé de la vente 80.000 euros parce que le squatteur était dans la maison”, confie-t-elle. La perte est importante, et elle dit en ressentir un profond sentiment d’injustice.

Karine explique aujourd’hui être encore secouée par ces derniers mois. Elle affirme avoir tout fait dans les règles, sans jamais chercher l’affrontement. La quinquagénaire dit surtout ne pas comprendre comment une situation aussi claire à ses yeux a pu se retourner ainsi. Elle évoque une épreuve morale lourde, qui laisse un goût amer, celui d’une loi pensée pour protéger les propriétaires mais qui, dans son cas, n’a pas empêché une issue défavorable.

Un renforcement annoncé de la lutte contre le squat

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