Le Pr Jean Michel Oppert résume ce phénomène : “Les résultats montrent sans ambiguïté qu’en deçà et au-delà de la fourchette 20-23°C, la dépense énergétique augmente. Néanmoins, il s’agit d’un concept qui mérite maintenant d’être quantifié. Avant d’envisager d’utiliser cet outil pour lutter contre le surpoids et l’obésité, il est nécessaire de savoir quel effet chaque degré perdu, ou gagné, a sur la masse grasse”, a commenté le spécialiste de l obésité, cité par le Figaro.
Graisse brune, frissons et insuline : ce que le froid fait vraiment a votre corps
Une étude menée par le National Institutes of Health et publiée dans le journal médical Diabetes a suivi cinq hommes dormant plusieurs mois dans des chambres climatisées. Après un mois de nuits a 19 °C, le volume de leur tissu adipeux brun a augmenté de 42 %, et son activité métabolique de 10 %. Autrement dit, cette graisse dite “brune”, qui brule des calories pour produire de la chaleur, est devenue a la fois plus abondante et plus active. Les chercheurs ont aussi montré une amélioration de leur sensibilité a l’insuline, alors que la résistance a cette hormone est justement l ‘un des principaux moteurs du stockage de gras au niveau du ventre.
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