Les chercheurs soulignent aussi les effets de compensation possibles. “Baisser la température de quelques degrés engrangerait des économies d’énergie mais risquerait d’inciter les habitants à manger plus pour se réchauffer, ce qui annulerait le bénéfice attendu. À l’inverse, augmenter la température permettrait de réduire l’appétit des individus comme cela a déjà été prouvé par de précédents travaux mais la facture énergétique et les conséquences environnementales méritent d’être évaluées”, estime Michael Daly, coauteur de l étude parue dans Obesity, a l’université de Stirling au Royaume Uni, cité par le Figaro. C est dire que dormir a 16 °C peut créer un environnement métabolique un peu moins favorable au stockage, notamment au niveau viscéral, mais ne fera pas disparaitre seul la graisse du ventre si l’alimentation et l’activité restent inchangées.
Quels réflexes prendre dès ce soir
Pour les chercheurs de Maastricht, cette modulation du climat intérieur pourrait toutefois devenir un levier du quotidien. “Repenser le climat intérieur en permettant une dérive des températures ambiantes pourrait protéger à la fois sa santé et son compte bancaire”, concluent ainsi les chercheurs, cités par Europe 1. A l’échelle d’une nuit, une chambre laissée sans radiateur, qui descend autour de 16 17 °C, reste dans la fourchette de froid léger étudiée par les équipes scientifiques, du moment que le reste du logement n’est pas laissé à des températures extrêmes.
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